Même si rien jusqu'ici n'aurait permis de le déceler, oui, je suis bien ici pour les études. J'ai fait l'impasse sur mes cours jusque là pour la simple et bonne -me semble-t-il- raison que la rentrée n'a eu lieu que la semaine passée, et que je ne pouvais pas vous décrire des leçons que je n'avais pas eues (logique, quand tu nous tiens…) !
J'ai eu à choisir quatre matières parmi une liste assez impressionnante. Les dominantes proposées étaient le journalisme, la philo, l'histoire, la socio, et la littérature. J'ai changé mes choix un bon million de fois pour des problèmes d'emploi-du-temps, de "this course is running next semester", de profs, et de propension à culpabiliser ("Caroline, pourquoi avez-vous choisi seulement des cours de première année ?"… "heu… its bicoz its izieure for mi to inderstinde leuvel wane coursiz?"… "You should definitely pick up your courses from levels 1, 2 and 3!" … "Chour, aïe ouil, Sir, funck you for your advaillece!"). Heureusement, et au risque de me répéter, l'administration ici est compréhensive, rapide, disponible, et n'a montré aucun signe d'exaspération devant mon indécision chronique. Donc j'ai pu choisir mes cours en fonction de mes intérêts (et un ptit peu de mon week-end aussi, certes, mais il eût été stupide de prendre des cours le lundi ET le vendredi quand on n'a que quatre matières dans la semaine, nan ?), ce qui donne ceci :
- War, social changes et cultural memory : les changements sociaux impliqués par la guerre dans un premier temps, et comment la mémoire de la guerre fédère la nation dans un second temps.
- Refugees and Immigrants : le phénomène de l'immigration –choisie ou non, légale ou non- dans un monde globalisé.
- Conflict and journalism : l'impact des média sur la perception et le déroulement d'un conflit (mes cours de l'an passé vont être dépoussiérés…)
- War, peace and terrorism : matière très générale ayant l'ambitieuse vocation d'enseigner les relations internationales à l'heure de la mondialisation.
Au final, j'arrive tout de même à une semaine de 8 heures, qui s'étaaaaaaaaale du mercredi au vendredi (ainsi, me suis-je dit, j'ai quatre jours pour réviser du samedi au mardi. humhum). Et comme je suis supra-sérieuse, je me suis inscrite à un cours d'Anglais pour non-anglophones, qui a lieu deux fois deux heures par semaine.
Le système d'enseignement est ici très différent d'en France. Les élèves sont autodidactes, les professeurs ne font qu'animer la séance, et la plupart des connaissances des étudiants provient de leurs lectures ("you are encouraged to read widely") et non du cours (ce qui explique que nos semaines soient aussi ledge, il faut avoir le temps d'aller à la BU –qui, message subliminal pour l'UT1 est ouverte 24h/24, 7 jours/7 !)
La Bibliothèque, Thompson Library (heu, j'attire votre attention sur la météo ou c'est pô nécessaire ?!)
Les examens sont aussi différents, puisqu'ils consistent en une dissert de 2000 à 3000 mots (selon le niveau) dont le sujet est donné dès la première séance. Ou devrais-je écrire les sujets, puisqu'au moins dix problématiques nous sont proposées, sans parler des annotations des profs "si vous avez l'idée d'un sujet pertinent, n'hésitez pas à m'en parler pour votre question d'examen". Traduction : vous pouvez choisir votre sujet de dissert. Rien à voir avec le bachotage qu'on connait à Science Po, et en France en général, où on bosse pour les partiels et on oublie la semaine d'après. Ce qui semble compter ici n'est pas la connaissance mais bien la réflexion.
Je ne saurai encore dire quel système me semble le plus efficace. Je serai tentée de promouvoir le système britannique, mais n'incite-il pas à un peu trop de dilettantisme tandis que, paradoxalement, il requiert énormément de travail perso ?
A voir…
Caro
Caro, je ne sais pas comment tu as fait, mais ton article me donne (presque) envie d'étudier.
RépondreSupprimer(Oui, je vais aller consulter.)
Tu veux consulter ? Tu vas voir quelqu'un ou tu te fais suivre ? huhuhu...
RépondreSupprimerLes cours sont intéressants, c'est sûr. Après, quand il s'agit de les bosser chez soi, benh... heu... c'est comme d'hab', à savoir qu'on se rappelle qu'il faut absolument qu'on aille sur tel-site-Internet-qui-sert-à-rien, et on y passe des heures...
D'ailleurs, je te propose de ne plus poster de billets, car au lieu de me plonger dans mes mails pour ce ****** de 2nd semestre, je me dit qu'il faut absolument que je vienne jeter un coup d'oeil ici...
RépondreSupprimerAllez, travaille bien ;)
Je n'ai jamais dout du caractère supra sérieux et studieux de notre chère crolloise je le précise^^, mais là tu m'impressionnes !!
RépondreSupprimerHéhé, Sarah, je te retourne le compliment ! Bizarrement, je me suis récemment découvert une passion pour l'histoire de la famille du Prince Héritier Asrafo Plakoo-Mplapa, qui m'a empêché de bosser mes cours...
RépondreSupprimerJe comprends bien Eva, tout ça me semble bien plus sérieux que tes virées en Autriche et en Croatie !